Yannick Riou

Président de Diana Food

Diana Food fournit des ingrédients naturels à haute valeur ajoutée pour ses clients de l’industrie agroalimentaire. L’entreprise est présente dans 14 pays à travers le monde et s’appuie sur 1270 collaborateurs et 12 sites industriels.

Quelles sont, selon vous, les opportunités économiques offertes par le CETA et quel a été l’impact de l’accord sur votre activité ?

Le CETA nous a permis de diminuer les coûts de douane sur nos flux entre nos entités européennes et canadiennes. Nous évaluons à l’heure actuelle le bénéfice global sur notre activité à plus de 500 000 euros depuis l’entrée en vigueur du CETA, ce qui nous a permis d’améliorer la compétitivité de nos offres commerciales.

Depuis le lancement du CETA, avez-vous bénéficié d’un accompagnement de la part de la douane française ? Quelle forme a pris cet accompagnement ?

Le pôle d’action économique de Rennes et la douane de Brest nous ont aidé à monter le statut d’exportateur enregistré dans le système REX. Cet accompagnement nous a été très utile car tous les outils dématérialisés n’étaient pas encore tout à fait opérationnels dans Prodouane.

Êtes-vous certifié OEA ? Quels avantages en retirez-vous ?

Nous ne sommes pas certifiés opérateur économique agréé à l’heure actuelle, mais cela fait partie des objectifs de long terme de notre entreprise, afin de poursuivre l’amélioration de notre compétitivité et renforcer notre image d’acteur reconnu comme fiable par la douane et par nos clients au niveau international.

Quels conseils donneriez-vous aux entreprises françaises souhaitant prospecter au Canada ?

Les bénéfices des accords de libre échange peuvent procurer un réel avantage concurrentiel et représenter des économies importantes. S’informer sur le détail du CETA, en analyser l’application sur la gamme de produits des entreprises et mettre en place les actions nécessaires pour le mettre en application au niveau opérationnel sont de vraies actions à valeur ajoutée.

C’est le premier accord qui propose uniquement l’utilisation du système REX pour obtenir les préférences tarifaires et il est donc novateur à ce titre. La dématérialisation dans Prodouane donne une bonne image de la douane dans l’évolution digitale malgré le fait que le système n’ait pas été à 100% opérationnel à la date d’entrée en vigueur de l’accord au 21 septembre 2017. Les règles d’origine préférentielle étant pointues dans cet accord, la vigilance est de mise sur l’analyse et l’application des règles d’origine pour bénéficier de la préférence tarifaire.

Le CETA nous a permis de diminuer les coûts de douane sur nos flux entre nos entités européennes et canadiennes.

Yannick RiouPrésident Diana Food