Jean-François Depin, Jean-Marie Lapierre et Jean Mencacci sont à la tête des trois Pôles d’Action Économique qui couvrent les besoins des entreprises franciliennes.

Leur principale mission : promouvoir une offre de services dédiée.

Jean-François Depin

Chef PAE de Paris-Est

Jean-Marie Lapierre

Chef PAE de Paris

Jean Mencacci

Chef PAE de Paris-Ouest

Bon nombre d’entreprises parisiennes sont tournées vers l’international. Comment les accompagnez-vous ?

L’export est un enjeu stratégique fort, qu’il faut savoir anticiper. Qui mieux que la douane pour optimiser les échanges internationaux ? Notre parfaite connaissance des rouages réglementaires et des procédures, fait de nous le partenaire incontournable, d’autant qu’une marchandise non dédouanée ne peut être mise sur le marché. Grâce à des entretiens personnalisés, suivis d’un audit et d’un diagnostic, nous pouvons mettre en place les outils les mieux adaptés à leurs besoins, quelles que soient leurs spécificités, en mobilisant si nécessaire d’autres services de l’Etat comme l’Inpi ou Business France, pour apporter la réponse la plus adéquate à leur problématique. Et tout cela gratuitement ! Le recours aux expertises de la douane doit devenir un véritable réflexe.

Plus d’un an après l’entrée en vigueur du CETA, quels sont les effets constatés ?

En réduisant les droits de douane réciproques de 98 % et en levant certaines contraintes, il a véritablement dopé les exportations vers le Canada. Sur Paris, elles se sont accrues de 100 % entre septembre 2017, date d’entrée en vigueur, et septembre 2018.

En novembre 2018, vous avez lancé le Club OEA d’Île-de-France. Qu’en attendez-vous ?

Nous l’avons conçu comme un outil pédagogique et de dialogue, organisé en ateliers pratiques illustrés par des témoignages d’entreprises, qui permet aux opérateurs certifiés, d’échanger les bonnes pratiques, d’évoquer les difficultés rencontrées, de renforcer leur réseau et de faire remonter les informations du terrain pour améliorer les prestations. Le moyen d’humaniser leurs relations avec la douane et de susciter de nouvelles vocations. Nous invitons régulièrement une sélection d’entreprises pour leur faire découvrir les avantages liés au statut d’OEA, et dès avril prochain, nous donnerons à ce club une nouvelle dimension en développant des réunions thématiques très pragmatiques associant les OEA du secteur de Roissy.

Les entreprises franciliennes vous semblent-elles suffisamment préparées pour faire face à l’entrée en vigueur du Brexit ? 

Jusqu’à Noël dernier, elles étaient très attentistes. Le premier vote du parlement britannique rejetant le projet d’accord avec l’UE, a fait l’effet d’un électrochoc. Depuis, nous avons enregistré de fortes demandes relatives à la représentation en douane. Le plus important est qu’elles évaluent leur taux d’exposition au Brexit et qu’elles prennent contact avec nos services qui les aideront à mieux appréhender les nouvelles dispositions du commerce avec la Grande-Bretagne. Les entreprises doivent identifier clairement les flux physiques de documents financiers qu’elles ont avec le pays et s’enregistrer auprès de la douane.

Plus d’informations