Isabelle Hudon

Ambassadrice du Canada en France et à Monaco

Madame Isabelle Hudon a été nommée ambassadrice du Canada en France et à Monaco par le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, le 29 septembre 2017. Elle a présenté ses lettres de créance au Président Emmanuel Macron le 18 décembre 2017.

Le CETA renforce l’envie des Français.es d’exporter ou d’investir au Canada, des Canadien.ne.s d’exporter ou d’investir en France, en créant les conditions d’une confiance mutuelle encore plus solide.

Isabelle HUDONAmbassadrice du Canada en France

Un peu plus d’un an après l’entrée en application provisoire du CETA,  quel bilan tirer de ces premiers mois de mise en œuvre pour les économies française et canadienne ?

Après dix-huit mois d’application provisoire, je peux affirmer que le CETA a encore resserré nos liens. D’abord parce qu’il rapproche et intègre mutuellement un peu plus nos deux économies – et de ce point de vue, la France, je dois le reconnaître, en a pour l’instant tiré un meilleur parti que le Canada : vos exportations ont augmenté d’environ 10% en un an. Ensuite, parce que le CETA renforce l’envie des Français(es) d’exporter ou d’investir au Canada, des Canadien(ne)s d’exporter ou d’investir en France, en créant les conditions d’une confiance mutuelle encore plus solide. Je peux le constater en France à chacun de mes déplacements.

Après la ratification de l’accord par les parlements nationaux, qui aura lieu en 2019, l’accord pourra-t-il encore faire l’objet d’évolutions majeures ?

D’abord, je veux vous dire que le Canada sera très  heureux de voir le CETA ratifié par la France, car ce sera une autre preuve que nous pouvons œuvrer ensemble pour un commerce progressiste, mutuellement bénéfique. Et j’ai bon espoir que ce soit le cas dès 2019.Pour ce qui est des évolutions possibles, la réponse est oui. Le CETA est un accord vivant, qui ouvre la porte à de nouvelles coopérations et à la reconnaissance de nouveaux droits. Notre zone de libre-échange a vocation à lier nos deux économies de façon plus intégrée et équilibrée sur la base de règles qui sont claires, partagées et toujours mieux respectueuses de l’environnement, dans une perspective gagnant-gagnant.Ceci dit, je crois que nous avons déjà avec cet accord une base excellente et solide.

La promotion de l’accord par l’administration française et les partenaires de l’export, notamment en région, a-t-elle à votre avis été un facteur de réussite ?

Un excellent travail de terrain a été fait et j’y vois un évident facteur de réussite. Il est important que les entreprises connaissent l’accord et les opportunités qu’il leur ouvre, qu’elles sachent concrètement comment elles peuvent en bénéficier, comment le CETA peut être pour elles moteur de développement et de croissance. En France, je tiens en particulier à saluer le formidable travail des douanes, à travers le pays, ainsi que la mobilisation de toutes celles et tous ceux, Français(es) et Canadien(ne)s, qui ont travaillé sur le terrain. J’y ai pris personnellement toute ma part dès ma nomination en m’engageant résolument à Paris et en région dans la pédagogie du CETA. Dix-huit mois plus tard, les faits parlent et le CETA, j’en suis convaincue, signe plus qu’une amitié entre nos deux pays.

Foire aux questions

10 questions à vous poser avant de commercer avec le Canada

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Les bénéfices du CETA en France, avec l’Ambassadrice du Canada Isabelle Hudon